sept 29

Imprimez ce message Imprimez ce message

En parlant de l’ « être », je ne l’écris pas avec une majuscule, parce que vous savez que, pour les médiationnistes, il n’existe pas d’ « Etre » en soi. Si la Théorie de la Médiation est bien une théorie de la raison, cette théorie est non philosophique, et c’est pourquoi elle ne peut entretenir que de mauvais rapports avec la tradition des « philosophies de l’Etre ». Vous savez que pour Aristote l’Etre est une substance ( un « hupochéimenon ») soumise aux accidents du devenir, tout en lui restant coextensive : dire « le chien court », c’est dire, en réalité, « le chien » (substance) est courant » (accident). Pour Aristote, mais également ensuite pour Descartes, l’Etre est au centre des choses. C’est ce que l’on a appelé la substance et les accidents, pour reprendre le vocabulaire des scolastiques. Mais ce privilège accordé à l’Etre est parfaitement illusoire, et c’est pourtant lui qui a alimenté la philosophie depuis Aristote jusqu’à Husserl et Heidegger qui ont eu l’immense mérite d’avoir fondé la phénoménologie, c’est-à-dire de rompre avec l’essentialisme pour privilégier l’existence (le dasein, c’est-à-dire notre « être-au-monde »). A vrai dire, l’essence n’a jamais été, depuis notre Renaissance, que la persistance d’une théologie dans une philosophie qui n’a jamais pu, épistémologiquement, émerger à la science.

Mais c’est une tentation permanente de notre culture que de réifier les concepts, en général, et, notamment, ceux qui permettent de prendre une distance par rapport à l’existence : on parle, alors, d’« Etre », de « substance », d’ « essence » etc. Mais d’où cela vient-il ? Des penseurs  grecs, bien sûr, mais ces Grecs eux-mêmes s’exprimaient dans une langue indo-européenne dite « flexionnelle », c’est-à-dire qui possédait une syntaxe. Et ils ont été piégés, comme nous (puisque nous descendons d’eux) par les mots, et quand je dis « les mots », je devrais dire la langue que nous utilisons (qui est à la fois parler et doxa). Certes, nous ne pouvons pas penser sans les mots, mais il convient aussi, comme je vous le dis souvent, de penser contre eux. Entreprise épouvantable ! Par exemple nous avons, nous, ce que nous appelons, syntaxiquement, la fonction « sujet ». Automatiquement, nous parlons, philosophiquement, du Sujet. Prenez le fameux « sujet » cartésien. Descartes a été responsable, lui, non seulement du substantialisme, mais du subjectivisme. Quand il dit : « je pense, donc je suis », à quoi s’intéresse-t-il ? A « je », ce « je » étant une substance (un « hupokéïmenon », comme disait Aristote). Eh bien cela n’a ni queue ni tête parce que c’est de la grammaire, tout simplement (je vais y revenir tout de suite). J’en profite, en passant, pour dénoncer dans le « cogito ergo sum », la définition de l’Etre par la pensée. Vous voyez le spiritualisme, ou plutôt l’angélisme ! C’est affolant. Vous comprenez, toujours en passant, que, vu l’angélisme auquel Descartes condamne l’homme, l’animal ne puisse être, pour lui, qu’une machine bien montée. Autrement dit, c’est tout juste si Descartes ne ramène pas les animaux à des automates, pour pouvoir donner à l’homme le privilège de l’Etre !

Voilà ce que font les philosophes, c’est-à-dire qu’ils font en permanence du mythe, dans la mesure où, comme vous le savez, rhétoriquement, la fonction mythique consiste à plier le monde aux mots que nous avons pour le dire. Et puis comme nous avons, comme chacun sait, un complément dit « d’objet », eh bien l’Objet existe ! Vous voyez d’où vient ce faux couple que nous Occidentaux, avons créé du Sujet et de l’Objet, de la Subjectivité et de l’Objectivité, etc. Mais ce sont des balivernes. Je discutais un jour avec des psys, mâtinés de psychanalyse, et qui déraillaient en chœur sur le Sujet, et je leur ai dit : « Mais comment voulez-vous expliquer cela à un Japonais ou à un Chinois, où il n’y a pas grammaticalement notre « fonction sujet » ? ». Cela dit ce qu’ils disaient n’était pas idiot, sauf qu’ils parlaient du Sujet comme d’un universel et d’un véritable transcendant (il y a, chez les psychanalystes un idéalisme fantastique). Or, vous savez qu’il existe des langes sans syntaxe (au sens où nous, Occidentaux l’entendons), et que l’on appelle les langues « isolantes », dont fait partie, notamment le Chinois. Alors nous disons : « Eh bien oui, mais c’est parce que les Chinois sont des sous-développés ! Ils n’ont qu’à faire un petit effort pour nous ressembler ! ». Bien sûr, puisque nous représentons le parangon de l’humanité ! Et remarquez bien que, du temps où je faisais mes études, on nous présentait, encore, les choses de cette façon : il y avait d’abord les langues « isolantes », puis, en faisant un petit effort, certains peuples accédaient aux langues « agglutinantes », et enfin, au sommet de l’échelle, il y avait les langues « flexionnelles », c’est-à-dire : nous. Je vous assure ! Et si c’était à nous de faire un petit effort pour accéder à la pensée chinoise ! N’étant pas sinologue (hélas !), je vous conseille de lire, sur la question un petit ouvrage qui vient de paraître aux éditions Grasset : « Les transformations silencieuses », écrit par François Jullien, un philosophe sinologue, et de vous attacher, notamment, aux pages qui traitent de l’écart existant entre des langues comme le grec ancien et la langue chinoise. Ces pages sont absolument passionnantes !

Cela dit, si nous voulons sortir de la pensée de l’Etre, pour savoir ce qu’est un homme, toute la difficulté vient de ce que nous avons le verbe « être ». En conséquence, nous avons la fonction « attribut ». Pour reprendre mon exemple : « le chien » (sujet grammatical) « est courant » (attribut) ». D’autre part, qui dit « su-jet », dit « sub-stantif », « sub-stance » et « sub-strat » (c’est-à-dire l’ « hupocheimenon » d’Aristote). Vous voyez notre handicap, et la difficulté que nous avons pour penser les choses autrement ! J’ai parlé du verbe « être », mais, j’allais dire « malheureusement », nous avons aussi le verbe « avoir ». Alors, bien sûr, nous disons : « Ce n’est pas la même chose ». Etre et avoir, encore un faux couple (comme le couple sujet/objet, etc.), faux couple qui alimente, chez nous, des discussions philosophiques à n’en plus finir et qui refont surface, aujourd’hui, en raison de la crise économique. Mais il n’y a pas plus faux problème que celui-là.

Aristote l’avait senti, ou plutôt la langue grecque l’avait senti à travers lui, puisque, en grec ancien le même mot (« ousia ») désigne l’être et les biens. Alors voyez l’astuce d’Aristote : en bon philosophe, il a exploité un fait de sémiologie propre à la langue qu’il parlait, et il est tombé juste (vous voyez que la pensée mythique est bien une pensée). Il s’est dit : « Si c’est le même mot, alors il faut concevoir que l’accès à la personne et l’accès à la propriété sont indissociables ».

Je vous dis tout de suite que si vous admettez que l’être inclut, d’une certaine manière, ses biens (meubles, femmes, chevaux, etc.), du même coup, vous comprenez que, dans le culte des morts, rendu, par exemple dans l’Egypte ancienne, et dans la mesure où ces Egyptiens croyaient à une vie dans l’au-delà, la chambre mortuaire du pharaon ne pouvait être qu’ encombrée d’un bric-à-brac baptisé « mobilier funéraire », expression qui, en réalité, ne veut pas dire grand-chose, sauf si l’on considère que l’être et ses biens ne font qu’un. Et l’on peut en dire autant de la présence, dans la sépulture des Empereurs chinois des effigies en terre cuite de leurs armées. Ou, encore, la présence, dans certaines sépultures celtes, des chevaux du défunt. On parle alors de « sacrifices » rituels. Pas du tout : ce sont ses biens qui accompagnent le mort dans l’au-delà. Prenez encore, en Inde, la tradition qui enjoignait à l’épouse du mort de se jeter sur le brasier qui consumait les cendres de son époux : c’est exactement la même explication (il y a très peu de temps que ce soi-disant « sacrifice », en réalité tout à fait volontaire, a été interdit). Il faut comprendre tout cela, parce que, simplement, c’est humain. Vous voyez, partant, l’enrichissement que représente une théorie de la personne qui ne dissocie plus l’être et ses biens, car elle permet de comprendre une foule de phénomènes de culture auxquels on ne peut rien saisir, si l’on en reste à notre conception étroite de la personne, dans notre Occident moderne, réduite, très souvent, à l’individu organique. Vous me direz peut-être que tout le monde n’a pas tous ces biens. Certes, mais tout le monde a, ne serait-ce que ses lacets de chaussure, un nom, une langue, etc. Vous  avez peut-être une famille, c’est-à-dire un milieu social (des frères, des sœurs, des enfants, etc.), c’est-à-dire un milieu que vous vous êtes créés culturellement en vous absentant de l’espèce. Finalement, tout ceci possède une épaisseur sociale, disons le mot, une certaine stabilité, mais une stabilité toute provisoire, qui n’a rien à voir avec un quelconque Etre intemporel, mais disparaît, culturellement, avec vous.

Eh bien, c’est à cette coïncidence de l’être et de ses biens qu’aboutit le modèle de la personne élaboré par Jean Gagnepain, sur la base, non plus de considérations philosophiques, mais de la clinique expérimentale. Je ne reviendrai pas sur la façon dont nous accédons, à l’esse et au prodesse, comme disaient les Latins, autrement dit à l’ « être » et à « l’être-pour » définitoires, ontologiquement et déontologiquement, de la personne, par l’acculturation de la fonction de reproduction que nous partageons avec l’animal, sous les deux aspects, en réalité inséparables, de notre sexualité et de notre génitalité. Je n’aime pas me citer, mais enfin, j’ai suffisamment abordé le sujet dans mon « Introduction… » à laquelle je vous renvoie, et dans laquelle, sous le titre de « La société sans pères », j’aborde les problèmes des pathologies de l’ « être-pour », autrement dit des troubles de la relation à autrui (la schizophrénie et la paranaoïa). Eh bien, aujourd’hui, je complèterai le tableau en vous parlant des troubles de la relation à l’autre. Notez bien qu’il s’agit là d’un distinguo rendu nécessaire pour des raisons purement didactiques. C’est-à-dire que l’on est, au fond obligé, pour y voir clair (c’est-à-dire pour construire scientifiquement notre objet) de réifier, malgré tout, les concepts, ne fût-ce que le temps d’une brève présentation, l’essentiel étant de ne pas être dupe de cette réification provisoire.

Il faut concevoir qu’émerger à l’esse, qui est principe de l’être, c’est émerger à l’ordre (au sens pascalien) de la propriété. Dire : « je ne suis pas toi » ou : « c’est à moi », c’est dire parfaitement la même chose. Jamais un animal ne dit à son congénère : « je ne suis pas toi », ni jamais, non plus, il ne dit : « c’est à moi ». Je vous renvoie, sur ce point à ce que je vous ai dit , lorsque je vous ai parlé de l’échange linguistique (« De la langue »), du rapport de l’animal à « son » territoire, à « son » terrier ou à « ses » femelles (c’est l’adjectif possessif, ici qui nous trompe). Entendons nous : certes, certains animaux marquent leur territoire, (le compissent, ou tout ce que vous voudrez), c’est-à-dire qu’ils l’occupent. Ils y sont. Et pour un animal, quelle est la limite de son territoire ? Ces limites ne sont pas les mêmes pour un lion ou une abeille, c’est entendu, mais on peut dire que, le plus souvent, « son » territoire, pour un animal, c’est son garde-manger, c’est-à-dire le petit bout de région qui lui permet de vivre. Donc vous voyez que l’occupation n’est pas la possession. L’animal occupe un territoire, c’est-à-dire qu’il l’incorpore, mais on ne peut pas parler de « son » territoire, sans faire du La Fontaine. Mais nous, en tant que citoyen français, nous sommes en France, depuis Irun jusqu’à Strasbourg, parce que, comme on dit, il s’agit du même « pays ». Mais qu’est-ce que ça veut dire, « le pays », sinon précisément l’espace du citoyen, qui n’est pas l’espace du sujet. A ce moment-là, ce n’est plus une affaire d’occupation matérielle, c’est une affaire de frontières purement culturelles, c’est-à-dire, d’espace approprié. De même, l’animal a bien un terrier, si vous voulez, mais ce terrier lui appartient subjectivement (en tant que sujet) : il ne l’a pas au sens de la propriété, puisqu’il ne peut pas l’aliéner. Il ne peut pas le négocier, il ne pourra pas aller chez le  notaire pour dire : « Dites donc, ce logement-là, je vais le refiler à mon petit copain ». Donc il n’en dispose pas ; il n’en a pas la propriété au sens social (et donc humain) du terme : il l’occupe. De même, vous disais-je, s’agissant de ses femelles, on n’a jamais vu un animal pratiquer l’exogamie ni passer devant le maire !… Pour lire la suite de cette causerie, commander le livre.

Partagez cet article :
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Live
  • MySpace
  • PDF
  • RSS
  • Twitter
  • Wikio FR
  • email

écrit par admin \\ tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

juil 25

Imprimez ce message Imprimez ce message
[email_link]

à mes petits-enfants

Apprendre aux enfants à compter ? Vous voulez rire ! N’importe quel gamin de deux ans et demi, dès qu’il dit « dodo » ou « am stram gram, pic et pic et colé gram, bour et bour et ratata, etc. » fait des hautes mathématiques, sans même savoir les tables de multiplication.

Vous me direz peut-être : « Tiens, on dirait que cet enfant parle comme un aphasique de Broca ! » et vous aurez tout à fait raison. Certains se demandent peut-être ce que c’est que l’aphasie de Broca. Sans rentrer ici dans les détails, je vous répondrai qu’un aphasique de Broca est un type qui pousse la syntaxe à son point culminant (bien qu’on dise souvent le contraire), autrement dit qui ne peut s’exprimer que sur l’axe « horizontal » des unités verbales et de leurs enchaînements. Pour y voir clair, il faut que vous ayez bien présent à l’esprit ce que je vous ai dit (en simplifiant à l’extrême !) de la théorie médiationniste du signe, lorsque nous nous sommes posé la question : « Qu’est-ce que penser ? », et, notamment, ce que je vous ai expliqué à propos de la biaxialité du processus d’analyse qui définit la rationalité verbale. Je vous rappelle rapidement que nous sommes partis de l’analyse traditionnelle (qui remonte au Moyen Age et que moi, en tout cas, j’ai appris à l’école), à savoir qu’analyser une phrase, c’était isoler, bien sûr, des éléments (mots ou propositions), et définir leur nature, et  leur fonction. Mais que ce que l’on ne pouvait pas m’apprendre, avant Jean Gagnepain, c’était que nature et fonction était, en réalité, indissociables, autrement dit, qu’il y avait une relation de réciprocité entre l’axe vertical des identités, des différences, de la qualité, etc. et l’axe horizontal du dénombrement, des unités, de leurs rapports. Eh bien, disons que l’aphasique de Broca a perdu, à la suite d’un accident, un des deux axes, celui des identités, c’est-à-dire celui, vertical,  que l’on appelle l’axe de la « taxinomie ». Mais, n’ayant pas perdu l’autre (l’axe horizontal ou encore « syntagmatique »), il sait merveilleusement calculer, ce qui prouve que calculer relève bel et bien de la verbalité. Voilà  ce qu’il faut bien comprendre. Les maths, personne ne sait les définir : eh bien, c’est tout simplement du langage, que l’on appelle parfois le langage de la science (que nous appelons,  nous du « métalangage »), mais en aucun cas il ne s’agit d’une science (contrairement à ce que pensent certains). Qu’il s’agisse des mots les plus ordinaires dont nous disposons pour dire les choses ou des concepts mathématiquement les plus élaborés, dans les deux cas, c’est de la même verbalité qu’il s’agit, autrement dit, ce n’est rien d’autre que ce que l’on appelle de la grammaire (Pascal, en particulier, était parfaitement conscient de ce lien étroit de parenté unissant la grammaire et les mathématiques).

Mais, dans le cas des mathématiques, nous avons affaire à une grammaire amputée, c’est-à-dire uniaxiale. Vous pouvez comprendre que l’analyse mathématique n’a gardé, essentiellement, que l’axe (horizontal) des fonctions, exactement comme l’aphasique de Broca, c’est-à-dire, l’axe du dénombrement et de la quantité. C’est à Descartes que nous devons cette amputation qui fait que les mathématiques sont devenues une sorte de grammaire inexplicable. Déjà, la grammaire, ce n’est pas simple, et, dans la mesure où elle est implicite, elle nous est très difficilement accessible, mais enfin, elle nous paraît plus familière, parce que tout le monde parle « normalement », c’est-à-dire qu’il se sert de ses deux jambes pour marcher. Mais dans le cas de la pensée unijambiste (la pensée mathématique), il n’y a plus rien à expliquer. Allez donc demander à des enfants qui disent « am stram gram… » de vous expliquer ce qu’ils veulent dire, ils ne pourront que vous répondre : « Il n’y a rien à comprendre. C’est comme ça ! ». Et c’est exactement ce que me répondaient mes profs de maths, gentiment, sans rigoler : « Cela ne s’explique pas. C’est comme ça ». Ces profs avaient, d’une certaine manière, raison. En réalité, qu’il s’agisse de calcul, d’arithmétique, d’algèbre ou de géométrie, il n’y avait rien à expliquer. Mais c’était de très mauvaise pédagogie. Ces profs auraient pu me dire : « Je vais vous apprendre à penser à cloche-pied, vous initier à la grammaire d’une langue qui n’a ni lexique, ni morphologie, ni déclinaisons…, une langue qui ne dit pas grand chose d’autre qu’elle-même. Une langue qui ne se parle pas, mais qui s’écrit seulement, ou que l’on épelle à la rigueur, etc. ». Cela, au moins, aurait été honnête, mais là, vraiment, c’est le comble : « Cela ne s’explique pas ». Le comble de l’absurde ! C’était du Ionesco. J’ai tout compris le jour où je suis « tombé » par hasard sur un retransmission à la radio de « La Cantatrice chauve » au début des années cinquante (j’étais, donc, un peu plus jeune que vous). J’ai suffoqué de rire : « Les roses de ma grand-mère sont jaunes comme mon grand-père qui était asiatique… ». C’est comme ça ! Votre grand-père est-il asiatique ? Vous n’en savez rien, au fond, et moi non plus. Mais, après tout, nous nous en moquons : « C’est comme ça »… Pour lire la suite de cette causerie, commander le livre.

Partagez cet article :
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Live
  • MySpace
  • PDF
  • RSS
  • Twitter
  • Wikio FR
  • email

écrit par admin \\ tags: , , , , , , , , , , , , ,